L’échec à la découverte
Cette manœuvre consiste à donner un échec non pas avec la pièce qui effectue le coup, mais avec une pièce placée derrière celle-ci et dont la « ligne de tire » vient d’être dégagée. Voyez le diagramme N° 51 ci-dessous :
Les Blancs vont jouer leur Cavalier de la case e5 à la case c6 par 1.
c6+ !, donnant un échec au Roi noir, non pas avec le Cavalier qui joue, mais avec la Dame blanche placée en e2 et dont la « ligne de tire » vient d’être dégagée par le mouvement du Cavalier. C’est donc bien un échec « à la découverte ». Dans l’exemple ci-dessus les Noirs perdent la partie à cause de cet échec. En effet, les Noirs doivent parer l’échec de la Dame blanche, mais que cela soit en jouant 1...
e7 ou 1...
e7, la Dame noire sera prise au coup suivant par le Cavalier blanc par : 2.
xd8, ou 2.
xe7. Le désavantage matériel sera alors tel qu’il serait inutile de poursuivre la partie.
L’échec double
Cette manœuvre consiste non seulement à donner « un échec à la découverte » mais aussi un second échec avec la pièce qui joue. La particularité de « l’échec double » est, qu’à la différence d’un simple échec, voire d’un « échec à la découverte », le Roi en échec doit bouger, ce qui n’est pas toujours possible. Voyez par exemple le diagramme N° 52 ci-dessous :
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Si les Blancs jouent leur Cavalier qui se trouve sur la case e4 à la case f6, il donneront « un échec double » : avec le Cavalier, mais aussi avec la Dame blanche placée en e2. Les Noirs ne peuvent pas parer cet échec en prenant simplement le Cavalier en f6, puisque dans ce cas l’échec avec la Dame blanche persisterait. Ils ne peuvent pas non plus parer l’échec en prenant la Dame blanche en e2, il resterait alors l’échec par le Cavalier. Comme il est impossible de prendre les deux pièces à la fois, le Roi noir doit bouger. Mais voilà, dans notre exemple, le Roi noir ne peut pas fuir par la case d7 à cause du contrôle exercé par le Cavalier blanc en f6, il est donc « échec et mat ».
Un dernière exemple sur ce thème permettra de découvrir des ressources incroyables au moyen de « l’échec double ». Dans le diagramme N° 53 ci-dessous les Blancs ont le trait mais leur Roi est en échec par la Tour noire placée sur la case b8.
Cependant, en jouant le très fort coup : 1.
b6+ !!, non seulement les Blancs parent l’échec en interposant une pièce entre la Tour noire et leur Roi, mais ils donnent « un échec double » : par le Cavalier en b6 et par le Fou en g2 dont la « ligne de tir » vient d’être dégagée par le mouvement du Cavalier blanc. Ici aussi le Roi noir est obligé de fuir, mais cela n’est pas possible, la case a7 lui étant inaccessible à cause de la présence d’une Tour blanche en h7. Le Roi noir est donc « échec et mat ».