L’objet de la partie est de placer le Roi adverse dans une position telle qu’il ne puisse éviter d’être pris au coup suivant. C’est ce qu’on appelle « faire échec et mat ».
Le Roi est « en échec », s’il est attaqué par une ou plusieurs pièces adverses, même si ces pièces ne peuvent elles-mêmes bouger. L’annonce de l’échec n’est pas obligatoire. Un joueur ne doit pas jouer un coup qui met ou laisse son propre Roi en échec.
Chaque joueur peut prendre toutes les pièces de son adversaire avec les siennes, sauf le Roi.
« On ne prend jamais le Roi aux échecs » ces paroles célèbres remontent à Louis VI, dit le Gros. À la bataille de Brémule, que ce roi perdit contre Henri Ier d’Angleterre (le 20 août 1119), un archer anglais avait pu se glisser jusqu’à lui et saisissant la bride de son cheval criait à plusieurs reprises : « Le roi de France est pris. » Sur quoi Louis, se dressant sur ses étriers, lui fendit la tête d’un coup d’épée en disant : « Ne sais-tu pas qu’on ne prend jamais le Roi aux échecs. »
Le joueur dont le Roi vient d’être mis en échec devra obligatoirement parer cet échec. S’il n’existe aucun coup pour soustraire le Roi à l’échec, le Roi est alors « échec et mat » et la partie est perdue. Dans les cas où le Roi est seulement en « échec », sans être « mat », il existe trois façons de parer l’échec :
1. Déplacer le Roi pour le soustraire à l’échec.
2. Prendre la pièce qui met le Roi en échec.
3. Intercaler une autre de ses pièces entre le Roi et la pièce adverse qui met le Roi en échec.
Même si « l’échec et mat » est l’objectif final du jeu d’échecs, toutes les parties ne vont pas jusqu’à ce terme. Le joueur accusant un retard matériel très important ne lui offrant plus aucune chance de vaincre voire d’annuler la partie, ou s’il est menacé d’un « échec et mat » forcé quelques coups plus tard, peut aussi abandonner la partie avant de se faire « mater ». Ceci met immédiatement fin à la partie.