1. Lexique et Citations


Retrouvez l’explication de la plupart des termes échiquéens utilisés dans cette rubrique, ainsi que quelques mots sur les auteurs des citations.

Gérard Demuydt
le 26 janvier 2008.




Lexique

Abandonner : Mettre un terme à la partie en acceptant la défaite.
Adouber : Consiste à mieux placer un pion ou une pièce sur une case. On annonce son intention en disant : « j’adoube », ce qui soustrait temporairement le joueur à la règle de la « pièce touchée, pièce jouée ».
Avance de développement : Avantage du camp dont les pièces ayant quitté leur case initiale sont plus nombreuses que l’autre.
Caïssa : Nom de la déesse du jeu d’échecs, d’après le poème Caïssa de Sir William (1763)
Calcul : Art d’analyser mentalement des variantes.
Centralisation : Le fait de poster une ou plusieurs de ses pièces sur les cases centrales.
Centre : Partie de l’échiquier comprenant les cases d4, d5, e4 et e5.
Colonne : Groupe de 8 cases consécutives alignées à la verticale. Une colonne dépourvue de pions est « ouverte » et si il y en a un « semi-ouverte ».
Combinaison : Suite de coups calculés qui exploite les particularités d’une position en vue d’atteindre un objectif précis.
Contre-gambit : Coup par lequel un joueur répond à un Gambit en le refusant et en offrant lui-même un gambit.
Contrôle : Influence qu’un pion ou une pièce exerce sur une case.
Coup candidat : Coup envisagé par un joueur pendant sa réflexion.
Demi-coup : Coup d’un seul camp, un coup complet compte celui des Blancs et des Noirs.
Démolition du roque : Détérioration du bouclier de pions protégeant le Roi après que celui-ci ait roqué.
Déroquer : Faire perdre à l’adversaire le droit de roquer. Soit en le forçant à bouger son Roi, soit en le forçant à déplacer une ou deux de ses Tours.
Déviation : Détournement d’une pièce de sa fonction défensive.
Doubler ses tours : Coup qui consiste à aligner ses deux tours sur la même colonne.
Échange : Prise d’un pion contre un pion ou d’une pièce contre une pièce du même type.
Élimination du défenseur : Manœuvre qui consiste à prendre le pion ou la pièce adverse qui contrôle une case ou une pièce.
En l’air : Se dit d’une pièce laissée en prise.
En prise : Etat d’un pion ou d’une pièce qui se trouve sur une case contrôlée par un pion ou une pièce adverse.
Espace : Territoire contrôlé par un camp. Un camp possède l’avantage d’espace lorsqu’il contrôle une plus grande portion de l’échiquier que l’autre.
Faiblesse : Point faible dans la position d’un camp.
Gambit : Sacrifice de pion ou de pièce dans l’ouverture afin d’arracher l’initiative, de mieux contrôler le centre, de prendre une avance de développement ou d’obtenir une compensation quelconque. Un gambit peut être « accepté » lorsque l’unité offerte est effectivement prise par l’adversaire, ou « refusé » dans le cas contraire.
Grandes diagonales : Nom donné aux diagonales de l’échiquier qui ont 6, 7 ou 8 cases, les plus grandes étant les diagonales a1-h8 et h1-a8 qui en ont chacune 8.
Hypermoderne (école) : Principes de jeu développés vers 1930, notamment par Breyer, Réti et Nimzovitch, reposant principalement sur : 1) le contrôle du centre par des pièces (par le développement des fous en fianchetto, par exemple) plutôt que son occupation par des pions ; 2) la volonté d’handicaper les pions adverses ; et 3) la création de positions fermées.
Jeu fermé : Position ou ouverture conduisant à un squelette de pions bloqué.
Jeu ouvert : Position recelant un grand nombre de lignes ouvertes ou semi-ouvertes, ou ouverture conduisant à ce genre de positions.
Jeu semi-ouvert
 : Position présentant à la fois des caractéristiques des jeux ouverts et des jeux fermés.
Ligne ouverte : Colonne, traverse ou diagonale dépourvue de pions.
Ligne semi-ouverte : Colonne, traverse ou diagonale encombrée par un pion seulement.
Liquidation : Série d’échanges destinée à simplifier une position.
Mat du couloir : Réseau de mat où le Roi, collé à la bande, est mis échec par l’attaque latérale d’une Dame ou d’une Tour.

Match : Affrontement entre deux joueurs en un nombre déterminé de parties.
Menace : Coup offensif qu’un joueur sera en mesure d’effectuer au prochain tour si rien n’est fait pour l’en empêcher.
Menace double : Manœuvre qui procure au même joueur la possibilité d’effectuer deux coups offensifs distincts au prochain tour.
Milieu de partie : Phase d’une partie d’échecs située entre l’ouverture et la finale, et caractérisée par la présence des dames, la mise en sécurité des Rois, et l’affrontement des troupes. Le milieu de partie est particulièrement propice aux suites tactiques, aux sacrifices et aux combinaisons.
Nouveauté : Un coup joué dans une ouverture qui ne l’avait encore jamais été.
Ouverture irrégulière : Début de partie non répertorié par la théorie des ouvertures.
Ouvrir les lignes : Eliminer des pions sur une colonne, rangée ou diagonale.
Partie à avantage : Partie où un joueur offre un avantage matériel ou de tempi avant même le début de la partie afin d’équilibrer les forces. Philidor offrait par exemple un pion et deux temps d’avance à certains de ses adversaires.
Partie à l’aveugle : Partie au cours de laquelle un joueur, et parfois les deux, jouent sans voir l’échiquier.
Partie miniature : Nom donné aux parties non nulles de moins de vingt coups.
Partie par correspondance : Partie d’échecs disputée à distance et dont les coups sont transmis au fur et à mesure par courrier, par mail, par SMS, par téléphone, etc.
Promotion : Transformation que doit subir un pion arrivé sur la 8e rangée, s’il est blanc, ou la 1e rangée s’il est noir.
Retard de développement : Handicap du camp dont les pièces ayant quitté leur case initiale sont moins nombreuses que celles de l’adversaire.
Romantique : Style du XIXe siècle caractérisé par un jeu ouvert orienté vers l’attaque et les sacrifices.
Sacrifice : Don d’un pion ou d’une pièce au camp adverse en vue d’atteindre un certain objectif (contrôler le centre, monter une attaque rapide contre le Roi, obtenir une avance de développement, ouvrir des lignes, etc.).
Simultanée : Nom donné aux parties disputées par un (fort) joueur qui en affronte plusieurs autres en même temps, chacun étant placé devant un échiquier différent.
Simultanée à l’aveugle : Parties disputées entre un (fort) joueur qui a les yeux bandés et qui affronte simultanément plusieurs autres joueurs qui eux voient l’échiquier.
Sous-promotion : Se dit de la promotion d’un pion en une autre pièce qu’une Dame, à savoir une Tour, un Fou ou un Cavalier.
Style : Préférence d’un joueur pour un type de coups, d’ouvertures, de variantes ou de positions. Le style d’un joueur peut être tactique, positionnel, agressif, tranquille, spectaculaire, etc.
Transposition : Ordre des coups différent par lequel on parvient à une même position. Par exemple, la position obtenue après 1. d4 e6 2. e4 d5, est atteinte par transposition après 1. e4 e6, 2. d4 d5.
Variante : Suite de coups reliés par une idée commune. La variante est forcée si l’adversaire se retrouve obligé de jouer les coups prévus.

Index des citations

Aaron Nimzovitch : (1886-1935) Il fut, avec Réti, Tartakower et Kmoch, l’un des pères fondateurs de l’hyper-modernisme aux échecs.
Anatoli Karpov : Russe. Champion du monde d’échecs de 1975 à 1985
Benjamin Franklin : (1706-1790) est un des personnages les plus illustres de l’histoire américaine. Il a été à la fois un homme de sciences et de lettres, un grand inventeur mais aussi le premier ambassadeur des États-Unis et un des artisans de l’indépendance américaine.
Eugène A. Znosko-Borovsky : (1908-1983). Auteur de nombreux ouvrages sur les échecs.
Gary Kasparov : Russe. Champion du monde d’échecs de 1985 à 1993
Lajos Portish : Grand-maître international hongrois
Mac Orlan : (1882 - 1970) De son vrai nom Pierre Dumarchey. A écrit notamment : Marguerite de la nuit (1926), Le Quai des brumes (1927), La Bandera (1931), Poésies documentaires complètes (1954).
Mikhaïl Tal : Letton. (1936-1992) Champion du monde d’échecs de 1960 à 1961.
Mme de Sévigné : (1626-1696) Marie de Rabutin-Chantal, marquise de Sévigné.
Paul Morphy : (1837-1884) Génie américain du jeu d’échecs.
Philidor (François André Danican) : (1726-1795) Musicien et joueur d’échecs renommé.
Rudolf Spielmann : (1883-1942) Grand-maître international autrichien. Il fut appelé « le dernier joueur romantique » pour son style audacieux et agressif.
Savielli Tartacower : (1887-1956) l’un des pères fondateurs de l’hyper-modernisme aux échecs.
Siegbert Tarrasch : (1862-1934) Son influence sur les échecs allemands et mondiaux à la fin du XIXe siècle et au début du XXe fut considérable et lui a valu le surnom de « Praeceptor Germaniae ».
Stephan Zweig : (1881-1942) Ecrivain autrichien, auteur du livre « Le Joueur d’échecs ».
Youri Averbakh : Grand-maître international russe.

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